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Société & Culture

Éducation : les parties sur la table des négociations

Officiels et partenaires sociaux à l’ouverture des travaux en commission

Trouver une issue durable à la crise qui secoue l’Éducation nationale : c'est l’exigence à laquelle sont confrontées les plus hautes autorités du pays.

C’est dans ce contexte que le complexe scolaire d’Alibandeng, à Libreville, a servi de cadre, hier, à l’ouverture officielle des travaux de la Commission tripartite interministérielle réunissant les ministères en charge de l’Éducation, de la Fonction publique et du Budget, et les partenaires sociaux pour débattre des situations administratives et financières des enseignants.

Cette initiative, décidée sous les hautes instructions du président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema et conduite par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault , marque une nouvelle étape dans la recherche d’une sortie de crise durable.

Car depuis près de deux semaines, les activités pédagogiques sont paralysées par un mouvement de grève déclenché par plusieurs syndicats et collectifs, notamment le Syndicat de l'Éducation nationale (Sena), le Syndicat national de l'enseignement technique et professionnel (Synectecpro) et SOS Éducation. Au point de faire planer le spectre d'une année blanche dont les apprenants, comme souvent, paieraient le lourd tribut.

Dans son discours d’ouverture des négociations, Hermann Immongault a rappelé que “cette commission n’est ni un cadre de discussion ordinaire, ni une commission de plus, mais l’expression d’une volonté politique claire de restaurer l’ordre, la justice et l’efficacité dans la gestion des ressources humaines de l’État, particulièrement dans le secteur stratégique de l’Education”.

Le souci manifesté étant de traiter, avec minutie, les situations administratives et financières anciennes, sources de frustrations légitimes, et d’aboutir à des solutions concrètes, applicables, et suivies d’effets.

Selon le coordinateur des activités gouvernementales, trois principes doivent guider les travaux : la responsabilité dans les échanges, la hiérarchisation des priorités face à des ressources budgétaires limitées, et l’efficacité dans la mise en oeuvre des décisions.

Parmi les pistes évoquées figurent ainsi l’attribution de nouveaux postes budgétaires, la régularisation de milliers de situations administratives en attente, ainsi que l’examen de mesures relatives aux primes d’éloignement et de logement.

Le vice-président du gouvernement a également annoncé la mise en place d’une commission de suivi et d’évaluation chargée de veiller à l’exécution effective des engagements qui découleront des travaux.

Pour sa part, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a salué la réunion de la commission qu’elle a qualifiée de “cadre essentiel du dialogue social constructif”, engagé depuis l’entrée en fonction, le 1er janvier 2026, de l'actuel gouvernement. Non sans rappeler que malgré les préavis de grève successifs, les autorités ont maintenu le cap du dialogue, afin de faire remonter aux plus hautes instances du pays les revendications des partenaires sociaux et du collectif SOS Éducation.

La ministre d'État a mis en avant plusieurs avancées déjà enregistrées, notamment le paiement partiel des vacations et des examens de la session 2025 à hauteur de 2,5 milliards de FCFA, et prévoit l’octroi de 300 nouveaux postes budgétaires pour les enseignants, la régularisation annoncée de 3 000 situations administratives, ainsi que la reprise d’un dialogue inclusif avec l’ensemble des partenaires sociaux du système éducatif.

Dans un appel solennel , Camélia Ntoutoume Leclercq a exhorté ceux-ci à privilégier la voie du dialogue, gage de compromis. Soulignant même, au passage, que maintenant que les négociations sont ouvertes, “suspendre la grève, c’est ouvrir la voie à des solutions constructives”.

Les prochains jours seront déterminants pour juger de la capacité des parties à faire émerger un accord durable au bénéfice des enseignants et des élèves qui n'ont que trop souffert.

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