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Chroniques

[Editorial] - Fête de la Libération : le devoir de réussite !

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Trois ans après le 30 août 2023, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a donné le ton depuis Makokou, sur les rives de l’Ivindo dans son adresse à la Nation. Une courte formule qui fera désormais référence résume son message : "Le 30 août nous a rendu la liberté de choisir ; il nous impose désormais le devoir de réussir." L'expression devoir de réussir n’est ni une invitation à l’autosatisfaction, ni une simple aspiration, elle sonne comme une injonction de fidélité au sillon tracé en août 2023 par les militaires dans leurs promesses, pour que la construction du Gabon se poursuive avec l’engagement de tous, et que plus jamais nul n’ignore ses obligations et son rôle.

Ce devoir de réussite doit être le moteur d’une transformation dont le pays a urgemment besoin pour continuer à améliorer le quotidien des Gabonais, consolider la paix sociale et garantir un progrès partagé. Sa tonalité puisée dans notre "libération", nos réussites, nos limites, impose une autre approche de gouvernance.

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Désormais, à l’heure du bilan, chaque dirigeant, chaque agent public et autre, doit connaître son rôle et l'assumer. Cela veut dire aussi que chaque décision, chaque projet public devront être assumés, tout comme les actes, les échecs, les réussites, les avancées comme les retards. Tout cela procède d'une notion de responsabilité partagée par tous les acteurs dans la marche de la Nation. Tous les secteurs de la vie nationale doivent être imprégnés de cette volonté de réussite.

Cette culture de résultats est un électrochoc dont le pays a besoin pour accélérer les chantiers ouverts. Pour faire taire les critiques qui fusent, dénonçant çà et là la persistance de pratiques blâmables, d’habitudes rétrogrades et de comportements néfastes. Donnant trop souvent le sentiment que les tares d’hier se reproduisent et que la page ne se tourne pas.

Il faut conjurer ce risque, faire en sorte que le devoir de réussir l’emporte sur les routines du passé. Loin d'un discours, l'adresse de Makokou doit être ce contrat moral et politique sinon la pierre angulaire de cette phase politique nouvelle qu'amorce le pays, qui exige de remplacer les anciens réflexes par la transparence, la rigueur et l’abnégation. Le temps de la libération étant derrière nous, celui de la responsabilité et de l’excellence est devant nous pour réussir et honorer la promesse du 30 août 2023.

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