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Faits divers & Justice

Deux ressortissants indiens écroués pour harcèlement sexuel présumé

Les deux mis en cause avant leur placement en détention préventive à Yené

Deux ressortissants indiens, cuisiniers au sein de la société Nouvelle Gabon Mining (NGM), Roy M. et Yadan Y., ont été placés sous mandat de dépôt pour une durée de dix jours, mardi, pour des faits présumés de harcèlement sexuel à l’encontre de dame D.O., employée de ladite société. Les faits auraient été commis sur le site d’exploitation, du côté de la ville de Mounana, dans la province du Haut-Ogooué. Une mesure d’incarcération qui devrait permettre au juge d’instruction de mieux apprécier les accusations portées par la plaignante et poursuivre les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité.

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Selon les informations recueillies, dame D.O., qui travaillait sous contrat au sein de la Nouvelle Gabon Mining, aurait été régulièrement confrontée à des sollicitations à caractère sexuel de la part des deux cuisiniers. Face à son refus, la jeune femme aurait subi des pressions, ainsi que des menaces et intimidations présumées, avant que son contrat de travail ne soit finalement rompu.

Estimant avoir été victime de faits graves dans le cadre professionnel, la plaignante avait saisi l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) du Haut-Ogooué. Une enquête avait alors été ouverte. Interpellés par les enquêteurs, les deux mis en cause avaient été entendus, avant d’être laissés en liberté. Puis, nouveau rebondissement, ils ont été présentés devant le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Franceville, qui a décidé de leur délivrer un mandat d’incarcération de dix jours.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question du harcèlement en milieu professionnel demeure préoccupante. En juin dernier, une employée du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) avait mis fin à ses jours. Après avoir été confrontée, selon les éléments rapportés à l’époque, à une situation de harcèlement.

La plaignante a, par ailleurs, soutenu que son cas ne serait pas isolé. Aussi, a-t-elle affirmé que d'autres employées seraient confrontées à des comportements similaires. Mais qu'elles hésiteraient à les dénoncer, par crainte de perdre leur emploi donc leur principale source de revenus.

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