Aller au contenu principal
Sport

Deux éliminations gabonaises révélatrices d'un système à bout de souffle

Épreuve de natation aux JOJ de Dakar

Deux jours, deux éliminations, deux dernières et une avant-dernière places. Le bilan du Gabon aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar est pour l'instant brutal, mais il n'a rien d'une surprise.

Les scores de Tracy Assengone en wushu, dimanche, 11e sur 12 avec 7 086 points, et d'Axelle Moulenda en natation hier, 6e sur 6 en 3:21.92 sur 200 m brasse, ne traduisent pas un manque de talent individuel mais un écart de préparation abyssal avec le haut niveau. Dans les deux cas, nos jeunes compatriotes ont été alignées dans des conditions qui rendaient la performance presque impossible.

--

À Lire aussi : JOJ Dakar 2026/ Wushu : c'en est également terminé pour Tracy Assengone

--

Pour la nageuse, spécialiste du 50 m dos, devoir disputer un 200 m brasse trois mois seulement après une réorientation imposée par le CIO relève de l'improvisation tactique. L'écart de près de 50 secondes avec la Chinoise Chang illustre à lui seul l'absurdité de la situation.

Pour Assengone, même si elle progresse de 6 710 au bâton à 7 086 à mains nues, elle reste à deux points de l'Égyptienne Sonbol, qui a dominé le concours à 9 106. On ne boxait tout simplement pas dans la même catégorie. Ce double échec révèle surtout le retard structurel du sport gabonais face à une Afrique qui, elle, se professionnalise. L'Égypte et l'Afrique du Sud, par exemple, ne viennent pas à Dakar pour participer, elles viennent avec quatre ans de préparation spécifique, des stages à l'étranger et des athlètes rodés à la pression internationale.

Nos deux premiers porte-étendards ont ainsi avoué leur stress et craqué mentalement dès l'entrée en lice. Ces JOJ ne devaient pas être une chasse aux médailles mais un laboratoire pour 2028. La leçon est donc claire et doit être retenue : sans compétitions internationales régulières, sans préparation mentale, sans compétitions domestiques et sans projet cohérent sur la durée, le Gabon continuera de porter le bonnet d'âne dans ce type de rendez-vous.

random pub

Sodipresse - Votre distributeur de presse
L'Union 50 Ans
Chaine WhatsApp L'Union
image
Logo