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Politique

Des leaders de partis montent au créneau

Phase de la déclaration conjointe des trois dirigeants de partis.

Comme le gouvernement, les présidents de l'Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL), David Mbadinga, de Conscience et action citoyenne (CAC), Florentin Moussavou, et du Bloc démocratique populaire (BDP), Paskhal Nkhoulou, ont exprimé leur vive désapprobation face à la dégradation du débat public. Au cours d'une déclaration commune rendue publique hier au siège du CAC, dans le 2e arrondissement de Libreville, ils ont marqué leur désarroi et leur répulsion face à la multiplication " d'attaques injurieuses et parfois profondément haineuses visant le président de la République, son épouse et ses proches".

Selon eux, ce comportement outrancier ne saurait être assimilé, de quelque façon que ce soit, à la liberté d'expression et d'opinion qui constituent des "acquis essentiels de toute société démocratique".

Le président de la République est le dépositaire suprême de l'autorité de l'État. Attenter à sa dignité n’équivaut rien de moins, à les entendre, qu'à toucher aux fondements de notre société. Ce qui déteint d'une certaine manière sur l'image de notre pays à l'extérieur.

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Leur sortie, ont-ils souligné, ne saurait être confondue à une volonté de " soustraire le chef de l'État de toute forme de critique". Mais de rappeler aux uns et autres " la frontière que nous devons collectivement préserver", d'autant plus qu'"il existe une différence fondamentale entre la critique et l'injure, entre l'opposition et la haine".

" Quelles que soient nos appartenances politiques, nous sommes d'abord et avant tout des Gabonaises et Gabonais, unis par une communauté de destin", a avancé David Mbadinga.

Des propos qui tombent fort à propos, selon lui, en ce mois de célébration de notre fête de l'Indépendance.

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