En réalité, ces moyens ont été le plus souvent distraits par des acteurs sportifs véreux. Il n'y a qu'à regarder leur train de vie dispendieux pour s'en convaincre. La réalité est implacable : l'argent du football a plus servi à enrichir une classe de Gabonais qui considèrent le football comme un simple divertissement.
À tort, car le football, ailleurs, est vecteur de développement. Pour preuve, le vainqueur de la CAN-2025 percevra environ 6 milliards de francs. Et si cette équipe est également qualifiée pour le Mondial, elle percevra au minimum 7 milliards de francs supplémentaires. Soit un total cumulé de 13 milliards. Suffisant pour continuer à développer le football dans le pays concerné.
Au Gabon, il est temps de prendre à bras-le-corps cette question avec des mesures fortes. Ainsi, pour sortir le football gabonais de l'ornière, il faut agir sur plusieurs fronts. D'abord développer les infrastructures en réhabilitant en urgence les stades construits lors des deux CAN organisées par le Gabon. Il est inadmissible que les stades d'Angondjé, Port-Gentil et Oyem croupissent dans l'herbe alors que l'État a engagé des milliards de francs pour leur construction.
Un accent particulier doit être mis sur la formation de nos jeunes. Avec la mise en place des académies à l'intérieur des stades de Port-Gentil, Oyem préalablement réhabilités. La formation des cadres administratifs, des entraîneurs, les psychologues du sport, des préparateurs physiques et autres analystes vidéo doit être l'autre priorité des dirigeants. Tout en donnant les moyens nécessaires à la Direction technique nationale pour mieux accomplir ses missions d'identification et de développement des jeunes talents…
Il est également impératif de trouver des solutions durables pour un championnat régulier et de qualité.
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