La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) traverse une zone de turbulences sociales. Le syndicat mai son (Synatra-CNSS) annonce la tenue prochaine d'une assemblée générale pour dénoncer des licenciements jugés abusifs et réclamer le paiement du reliquat du 13e mois 2022 ; ainsi que le non-respect présumé des droits de la défense lors de certaines procédures disciplinaires.
Sur ce, le syndicat pointe des cas où l'équipe ayant mené l'entretien préalable ne serait pas celle ayant tranché pour la sanction finale. Une pratique jugée contraire au principe du contradictoire.
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Vendredi dernier, rencontrant avec ses collègues la hiérarchie, le président dudit Syndicat, Parfait Koumba Mboumba, a mis en avant la situation de certains agents licenciés pour avoir, par naïveté, signé des documents sans en mesurer pleinement la portée, sans que leur implication directe dans les faits reprochés soit clairement établie. Pour le syndicat, une mise à pied aurait pu, dans ces cas, constituer une sanction plus proportionnée qu'un licenciement.
Parfait Koumba Mboumba prie donc l'employeur de faire preuve d'équité dans le traitement des dossiers, et plaide pour la clémence envers les agents signataires par naïveté, dont la responsabilité réelle resterait, selon lui, à démontrer.
Le Synatra-CNSS précise ne pas s'opposer à la lutte contre la fraude et les détournements, mais exige que chaque sanction repose sur des preuves solides. Et s'inquiète par ailleurs de licenciements suivis de nouvelles embauches, et de dossiers remontant à plusieurs années.
Une campagne de sensibilisation sera lancée avant l'assemblée générale. Toutefois, le syndicat dit privilégier l'apaisement et appelle à un dialogue social transparent.
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