Bitam, chef-lieu du département du Ntem, dans la province du Woleu-Ntem, est en proie à une flambée des prix devenant chaque jour plus inquiétante. Le panier de la ménagère est en train de prendre un sérieux coup, à telle enseigne que des voix s'élèvent, pour se demander qui et comment juguler le phénomène ? Les produits de la chasse, de la pêche, l'agriculture… sont affectés.
La valse des étiquettes du moment épargne certes des marchandises classées protégées par la mesure gouvernementale, mais frappe tout de même certains produits couramment consommés et prisés des riverains. Il en est ainsi, par exemple, de la viande de brousse, du poisson d'eau douce, des boissons importées, etc. La gazelle, le porc-épic, proposés autrefois à 6 000 et 8 000 F, sont exposés sur les étals du "Marché du village" à 12 000 et 14 000 francs CFA. Le coût du paquet de manioc fluctue en fonction de l'offre et de la demande.
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Évidemment, cette tendance a des répercussions dans les assiettes, notamment dans les restaurants où tous les plats, quelle que soit l'espèce (poisson d'eau douce compris) sont vendus à 3 000 F, alors qu'hier seulement ils coûtaient 1 500 FCFA, 2 000 FCFA ou 2 500 FCFA. Des établissements vendent uniquement en gros la tortue à 10 000 FCFA.
Lorsqu'on cherche à comprendre les raisons de cette courbe ascendante des prix, les revendeurs pointent l'index vers les chasseurs et pêcheurs qui, à leur tour, se cachent derrière les prix du matériel, la difficulté pour s'acheter des cartouches de chasse au "marché noir". Personne pour le vérifier, à l'heure de la libération des prix.
Tout récemment, des boissons importées d'un pays voisin ont connu une hausse substantielle des prix. Un carton de vin rouge affichant autrefois 10 000 FCFA coûte désormais 13 000 FCFA, etc.
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