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Sport

Basket-ball : la balle orange peut-elle renaître de ses cendres ?

Basketball au Gabon

Le basket gabonais n'a pas connu ses heures de gloire uniquement dans les années 80-90. Son âge d'or s'est étiré jusqu'à peu près 2004, avec des gymnases pleins chaque week-end.

Sa force à cette époque ne venait pas seulement des grands joueurs ou des grands clubs, elle venait de l'école. En effet, le basketball gabonais est né dans des établissements et c'est l'implication dans les compétitions civiles qui faisait toute sa puissance.

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Des équipes comme Ndzimba (UOB), les Anges ABC (Lycée Léon-Mba) ou CAPO (lycée technique) participaient au championnat de la Ligue de l'Estuaire et de la fédération. Le phénomène était le même dans les autres provinces. Les élèves s'identifiaient à leurs établissements, les rencontres du week-end créaient un engouement réel, le spectacle était au rendez-vous et cela attirait naturellement les sponsors et les mécènes.

Cette formule a produit les meilleurs résultats de notre histoire. En club, le sommet reste la 4e place de CAPO lors de la Coupe d'Afrique des clubs en 2002, avec à la clé le titre de meilleur joueur de la compétition pour le Gabonais Marius Assoumou Ndong alias Kemp. En sélection nationale, la référence est l'Afrobasket 2015 où les Panthères, chez les hommes comme chez les dames, ont atteint les quarts de finale pour terminer à la 8e place, le meilleur classement à ce jour.

Pour le président de la Fédération gabonaise de basket-ball, Willy Asseko, "la cassure est intervenue au moment où l'on a dissocié les scolaires des civils. En sortant les scolaires des compétitions fédérales, on a créé un vide. Sans les scolaires, les gymnases se sont vidés : sans public plus de spectacle, et sans spectacle plus de sponsors. Le basket est tombé dans la léthargie."

C'est dans ce contexte qu'a été créée la Ligue nationale de basket-ball (LINAB) en 2015. Sa mission était claire : organiser un championnat semi-professionnel. Mais la ligue n'a jamais eu de modèle économique pour remplir cette mission. En réalité elle n'existe que de nom. Le résultat est connu : depuis 2015, aucun club n'a bénéficié de subvention et le titre de champion du Gabon n'est plus attribué depuis 2014. Tout simplement à cause d'un championnat national inexistant.

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