Millennial Potash, qui explore le gisement de potasse de la Banio, a indiqué dans un communiqué publié le 5 novembre avoir saisi le ministère des Mines pour obtenir des précisions sur le nouveau mode de partage de la production envisagé par ce département.
Pour rappel, Sosthène Nguema Nguema avait annoncé dans une récente interview la possibilité de faire passer, dans le cadre d'une révision du Code minier, la part de l'État de 10 % actuellement à 20 % dans le partage de la production.
Devant les craintes formulées par les actionnaires de la société minière, le ministre des Mines a calmé le jeu.
"Le ministère a expliqué que le chiffre mentionné se rapporte à un modèle de contrat de partage de production qu'il envisage pour le secteur minier, similaire au cadre largement utilisé dans l'industrie pétrolière et gazière gabonaise. Ce concept n'en est qu'à ses balbutiements et sa structure, ses modalités et conditions, y compris le pourcentage, restent à définir. Aucune décision formelle n'a été prise et aucune annonce officielle n'a été faite quant à son adoption, que ce soit à court ou à long terme", a expliqué Millenial. Ce qui signifie que rien ne devrait se faire sans la participation des sociétés minières.
En effet, une fois le projet de texte finalisé, le ministère devrait le soumettre aux exploitants miniers par l'intermédiaire de leur organisation représentative, l'Umiga (dont Millennial est membre), afin qu'ils soient pleinement associés et puissent faire part de leurs observations. Le processus (rédaction du texte, négociations et finalisation) devrait durer de cinq à douze mois.
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