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Politique

Assemblée nationale : place à l'examen du budget rectificatif

Thierry Minko, ministre de l'économie et Louise Pierrette Mvono, ministre de la plannification

Après son adoption en Conseil des ministres le 22 mai dernier, le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 est en examen depuis hier au palais Léon-Mba. Et conformément aux usages, le ministre de l'Économie, Thierry Minko, et sa collègue de la Planification, Louise Pierrette Mvono, ont présenté ce texte devant les membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l'Assemblée nationale, ouvrant ainsi la voie aux auditions gouvernementales.

Traduisant des orientations du chef de l'État Brice Clotaire Oligui Nguema, le PLFR s'articule, selon Thierry Minko, autour du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Il prend également en compte l'évolution du contexte économique international, les recommandations de la Conférence des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) tenue à Brazzaville (Congo) en janvier dernier, ainsi que celles émanant de la mission de consultation du Fonds monétaire international (FMI) à Libreville en février dernier et du directoire de cette institution de Bretton Woods en marge des Assemblées de printemps organisées dans la capitale fédérale américaine en avril.

"Et dans la perspective des négociations à venir avec le FMI, le PLFR préfigure le cadrage macrobudgétaire et les réformes structurelles que le Gabon soutiendra pour leur prise en compte dans le futur programme avec cette institution", a-t-il souligné. Avec pour objectifs, entre autres : l'optimisation de la collecte des recettes fiscales et douanières, l'amélioration de l'efficacité des investissements publics, la poursuite des projets structurants notamment dans les secteurs de l'eau, l'énergie, la route, l'éducation, ainsi que l'amélioration des conditions de vie des populations et le pouvoir d'achat des ménages les plus faibles.

Quoi qu'il en soit, a-t-il mentionné, sur la base des principales hypothèses arrêtées dans le cadrage macroéconomique et budgétaire révisé, le projet de budget rectificatif de l'État est équilibré en ressources et en charges à 5 495, 2 milliards de F CFA contre 6 358, 2 milliards FCFA prévus dans la Loi de finances initiale, soit une baisse de 862, 9 milliards.

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