Alain-Claude Bilie-By-Nze se porte bien. L'affirmation est de Me Jean-Paul Moumbembe, l'avocat du dernier Premier ministre d'Ali Bongo Ondimba qui lui a rendu visite hier à la grande maison d'arrêt de Libreville.
Le président du parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) y est incarcéré depuis le jeudi 16 avril courant, après son inculpation par un juge d'instruction pour ‘‘présomption d'escroquerie et d'abus de confiance’’.
Depuis son placement sous mandat de dépôt, des sources non officielles rapportent que "le prévenu serait dans une situation d'isolement strict et une sévère restriction des visites". C'est pour en avoir le coeur net que son conseil s'est rendu à la prison centrale de Gros-Bouquet, où il a pu rencontrer son client. "Je sors de la maison d’arrêt. Je viens d’arriver au Tribunal pour faire le compte-rendu au doyen des juges. Pendant près d'une heure, j'ai vu et échangé avec mon client aujourd’hui. Il se porte bien", a déclaré celui que l'on surnomme le Vergès gabonais. Bien que privé de liberté, il n'y a, pour l'instant, aucune raison de s'alarmer sur les conditions de détention de l'ex-député de Makokou. "Il se porte bien. Il a un moral haut", a insisté Me Jean-Paul Moumbembe.
Ce dernier a aussi rapporté un message envoyé par son client à ses proches. "Il m’a prié de remercier sa maman Marie-Madeleine Mborantsuo, ses parents Faustin Boukoubi et Guy Nzouba Ndama", a déclaré l'avocat, qui a ajouté que l’ancien chef du gouvernement continue de clamer son innocence. Le 15 avril dernier, Alain- Claude Bilie-By-Nze a été arrêté devant sa résidence, par des éléments de la Direction générale des Recherches (DGR). Dans la nuit du lendemain, il a été déféré devant un magistrat instructeur qui l'a auditionné et inculpé pour les faits susévoqués. Avant de décerner un mandat de dépôt à son encontre. Depuis lors, des informations sur son prétendu isolement sont répandues sur différents canaux. Et sa formation politique évoque "une affaire qui n'a rien à voir avec le judiciaire".
Cette affaire remonterait à 2008. Cette année-là, alors qu'il était ministre délégué aux Transports, Alain-Claude Bilie-By-Nze aurait emprunté une somme de 5 millions de FCFA chez une dame, à l'occasion de la Fête des cultures.
Il se serait engagé à restituer ce montant à sa propriétaire après l'évènement culturel. Ce qu'il n'aurait pas fait, malgré les multiples relances de cette dernière.
Après une première plainte infructueuse, la dame en question a saisi à nouveau la justice, le 7 avril 2026.
random pub
