Grand marché de Libreville : qui complote contre l’État gabonais ?

Grand marché de Libreville : qui complote contre l’État gabonais ?

C’est un feuilleton que l’on croyait à son épilogue. Du moins pour l’instant, en attendant la décision de la Cour de cassation de Paris, qui avait été saisie par les sociétés Webcor ITP et GML.

Cela, à la suite du verdict rendu en faveur du Gabon par la Cour d’appel de la capitale française, qui annulait la sentence de la Cour internationale d’arbitrage contre notre pays.

Finalement, le dossier du Grand marché de Libreville refait surface, au lendemain d’un acte de haute trahison découvert par Hervé-Patrick Opiangah. Lequel, soutenu par un collège d’avocats, a porté l’affaire devant la justice en tant que citoyen gabonais, en déposant lundi dernier une plainte contre X,.

Et ce, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale. Tout en se constituant partie civile. À ce qu’il semble, de hauts responsables de l’administration auraient signé un protocole transactionnel qui engage l’État gabonais à verser finalement à l’entreprise maltaise Webcor la totalité du montant du projet d’édification du Grand marché de Libreville sur le site des anciens Jardins de La Peyrie, soit environ 70 milliards de FCFA.

Pour mémoire, c’est le 12 juin 2010, que l’Hôtel de Ville de Libreville, alors dirigé par JeanFrançois Ntoutoume Emane, et Webcor ITP avaient paraphé un contrat-cadre en vue de la construction d’une grande infrastructure commerciale.

Aussi, le 16 novembre 2012, les parties avaient-elles signé une convention accordant de juteux avantages fiscaux et douaniers à la société maltaise.

À l’époque, le projet incluait un bail emphytéotique de 60 ans. En novembre 2013, à l’époque ministre de l’Intérieur, JeanFrançois Ndongou lançait donc les travaux de construction en grande pompe.

Une décennie plus tard, ceux-ci ne sont toujours pas exécutés. L’on a souvenance qu’en 2015, l’État gabonais avait décidé de les suspendre dans une volonté de reconfiguration du projet.

Puis, au fil des années, le Gabon avait découvert des vices de forme dans les différents contrats passés entre la mairie de Libreville et ses partenaires.

Mécontent, Webcor avait saisi la Cour internationale d’arbitrage en 2018. Laquelle juridiction rendait une décision en défaveur du Gabon, qui devait donc verser 65 milliards de FCFA à la société plaignante.

Se sentant lésé, notre pays interjetait appel devant la Cour d’appel de Paris, en 2021.

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G.R.M

Libreville/Gabon

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