LFE  : Paul Kessany : " Mes chances sont réelles"

LFE  : Paul Kessany : " Mes chances sont réelles"

L'Union : Paul Kessany, pourquoi êtes-vous candidat à la présidence de la LFE ? - Plusieurs éléments motivent ma candidature

L'Union : Paul Kessany, pourquoi êtes-vous candidat à la présidence de la LFE ?

- Plusieurs éléments motivent ma candidature. Je crois au football de masse, qui est le football de base. Je crois au football amateur qui s’épanouit dans les quartiers, car c'est ce qui m'a permis de faire carrière, et ensuite d’intégrer les Panthères. C'est ce football qui peut permettre aux jeunes de rêver, quand il est bien structuré. Or il se délite progressivement depuis plusieurs années et, visiblement, n'intéresse plus personne, excepté quelques passionnés. Le modèle actuel ne peut plus favoriser l'éclosion des talents. Étant un pur produit de ce football, il ne m'était plus possible d'être un simple observateur.

- Quelles sont vos chances de remporter cette élection ?

- J'ai rencontré les acteurs du football de la ligue, des sous-ligues de l'Estuaire, et en chacun d'eux, j'ai vu l'amour du football. J'ai encore vu en eux le désir de voir ce football prendre un essor véritable. C'est pourquoi je leur fais entièrement confiance. Donc, oui mes chances sont bien réelles. Je souhaite simplement que toutes les conditions de transparence et d’équité soient réunies, ce qui est loin d’être le cas.

- Quels sont les principaux axes de votre programme pour les quatre prochaines années si vous êtes élu ?

- Mon projet tourne autour de 3 axes fondamentaux. Premièrement, rompre avec les méthodes de gestion et de gouvernance actuelles qui ont détruit le football. Il est vrai que nous sommes dans le football amateur, mais sa gestion requiert du professionnalisme. Nous, nous souhaitons avoir recours aux nouvelles méthodes, qui favorisent la mobilisation des ressources, nous permettant d'atteindre nos objectifs. Ensuite nous comptons restructurer le football amateur. À savoir revoir les fondamentaux du football amateur, qui consiste à repartir vers la base. Nous comptons également développer le football de proximité, en incitant sa pratique dès l'âge de 5 ans. Tout en établissant une relation étroite avec les clubs et les centres de formation. Enfin, une fois la rupture et la restructuration perceptibles, nous allons enfin pouvoir relancer véritablement notre football.

- Vous êtes très critique envers le bureau sortant. Quelles en sont les raisons ?

- Je pense qu’il y a un candidat qui émane du bureau sortant qui pourrait aisément vous faire un bilan exhaustif de ce qui n’a pas marché. Pour ma part, je constate, comme beaucoup d'observateurs, que les textes sont allègrement violés, interprétés ou réinterprétés. Les championnats sont erratiques, la D3 se concentre exclusivement à Libreville, le foot féminin en est réduit à mendier son existence au congrès. Pis, les sous-ligues sont délaissées à leur sort, l’administration est aléatoire (assemblées statutaires…) et les mécanismes d’autonomisation financière n’existent pas. Dans ces conditions, notre football ne peut attirer aucun partenaire fiable, ni sur la durée.

Entretien réalisé par PSNB

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