Journée internationale de la Sage-femme : "Le Gabon court le risque d'un déficit grandissant"

Telle une alerte. C'est, entre autres, le message délivré par le secrétaire général du ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Léonard Assongo, à l'occasion de la célébration, aujourd'hui, de la Journée internationale de la sage-femme.

LA communauté internationale commémore, aujourd'hui, la Journée de la sage-femme. Comme en 2006 et ceci jusqu'en 2015, le slogan commun de la journée est : " le monde a besoin des Sages-femmes aujourd'hui plus que jamais".

Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Léonard Assongo, cette célébration doit permettre, entre autres, de faire le bilan des activités à l'endroit des populations cibles que sont les femmes et les enfants, dresser un état des lieux de la profession et améliorer les pratiques quotidiennes y relatives par un renforcement permanent des capacités, en vue de contribuer efficacement à la réduction de la mortalité maternelle, encore très élevée. C'est-à-dire de l'ordre de 316 décès pour cent mille naissances vivantes, selon l'Enquête démographique et de la santé du Gabon (EDSG II-2012), a-t-il rappelé.

Et d'ajouter, concernant les Sages-femmes, que si l'on considère uniquement la population des femmes en âge de procréer, le ratio est de 15 sages-femmes pour dix mille femmes dans la même tranche d'âge. « Ces chiffres qui nous interpellent tous, prouvent à suffisance l'intérêt particulier que les gouvernements doivent apporter à cette catégorie de personnel de santé car, chaque année, des centaines de milliers de femmes meurent et trois millions de nouveau-nés ne survivent pas au-delà de la première semaine, parce qu'ils n'ont pas accès à des services de santé de maternité et aux soins de Sages-femmes qualifiés», précise-t-il.

Aussi, a-t-il poursuivi, pour chaque décès tragique d'une mère, on compte vingt autres femmes qui souffrent de maladies, handicaps graves ou de longue durée telle que les fistules obstétricales.

Pour le secrétaire général, au regard du thème national et de l'analyse de la situation du Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2011-2015, le développement des ressources humaines en santé reste une problématique majeure.

Sur le plan réglementaire, en l'absence de plan de carrière, l'effectif des Sages-femmes en exercice diminue d'année en année et en plus, très peu de jeunes étudiantes choisissent cette profession. « Si rien n'est fait pour la rendre plus attractive, le Gabon court le risque d'un déficit grandissant en Sages-femmes, avec pour conséquences la non sécurisation des accouchements et, partant, une élévation de la mortalité maternelle et périnatale. A cela s'ajoutent la démotivation du personnel et les mauvaises conditions de vie et de travail, particulièrement à l'intérieur du pays», alerte le représentant du ministre Jean-Pierre Oyiba.


Synthèse de I.M.


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