Entretien avec l'ancienne maire de Libreville au terme de son mandat : Rose Christiane Ossouka Raponda : " Je laisse à mon successeur une situation financière assainie et excédentaire de près de 27 milliards de francs CFA "

Faisant le bilan des cinq années passées à la tête de la municipalité de la capitale, l'ex édile, désormais à la tête du ministère de la Défense nationale et de la Sécurité du territoire, revient sur l'ensemble du travail abattu, les défis que ses équipes et elle ont dû relever, ainsi que quelques regrets sur certains projets non réalisés.

L'UNION : Ancienne maire, aujourd'hui ministre d'Etat en charge de la Défense nationale, quels sentiments vous animent au moment où s’achève votre mandat à la tête de la mairie de Libreville ?

Rose Christiane Ossouka Raponda : Permettez-moi tout d'abord de vous remercier pour l'intérêt que le quotidien national l'Union a toujours accordé à la mairie de Libreville et à ses nombreuses activités. Pour répondre à votre question, je dirai que je suis animée de sentiments de fierté, de gratitude et de satisfaction. D'abord la fierté d'avoir été la première femme élue à la tête de la mairie de Libreville. Mon élection a témoigné de la promotion continue du leadership féminin au Gabon, prônée par le président de la République, chef de l'Etat, son excellence Ali Bongo Ondimba. C'est pourquoi je voudrais lui renouveler mes remerciements sincères et lui exprimer ma profonde gratitude pour m'avoir permise d'exercer cette fonction de premier magistrat de la capitale gabonaise. Je remercie également les élus municipaux du Parti démocratique gabonais (PDG) et du Centre des libéraux réformateurs (CLR) pour la confiance qu'ils m'avaient accordée le 26 janvier 2014, à la faveur de mon élection comme maire de Libreville. Exercer la fonction de maire est une aventure passionnante qui implique de vous un investissement continu et sans relâche. Aussi, suis-je confortée dans ma conviction que le mandat local est un véritable sacerdoce. Enfin, j'éprouve une réelle satisfaction, teintée d'humilité car, le Conseil municipal et moi-même, avons le sentiment d'avoir été à la hauteur de nos responsabilités. Je pense humblement que nous avons pu réaliser près de 70% de nos engagements en deux années de travail effectif car, nous avons consacré les trois premières années du mandat à réaliser des réformes préalables et nécessaires (ressources humaines et assainissement des finances locales). Je peux affirmer que cette mandature n'a pas été facile, en raison des tensions de trésorerie liées au contexte économique difficile et, surtout, à l'incivisme regrettable de certains concitoyens. Faire de Libreville que nous aimons tant une métropole plus dynamique, plus solidaire et plus inclusive est la vision déclinée dans le Programme de gouvernance de la mandature qui s'achève. Arrivée à la mairie de Libreville en février 2014, je n'imaginais pas découvrir une situation de la ville et de l’administration municipale catastrophique sur divers plans. S'agissant en effet de la situation financière de la mairie de Libreville, elle était des plus préoccupantes…

...Situation catastrophique dites-vous ?

- Oui. Celle-ci se caractérisait notamment par un déf...



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