Covid-19 : faut-il craindre un rebond ?

Covid-19 : faut-il craindre un rebond ?

La reprise des cours, l'autorisation à nouveau de la circulation interprovinciale, la réouverture des hôtels, ainsi que la persistance des bars clandestins sont autant d'éléments qui pourraient favoriser une nouvelle flambée du coronavirus au Gabon.

Après trois jours où les cas de contaminations annoncés étaient inférieurs à cent personnes (71 cas le 10 juillet, 84 cas le 13 juillet et enfin 95 cas le 15 juillet passés), le 17 juillet dernier a marqué le retour d'une légère hausse de ces chiffres. En effet, Le Copil a enregistré 118 cas positifs le 20 juillet, puis 155 le 22 juillet. Même s'il faut considérer que ces données englobent deux à trois jours, confirmant la tendance baissière signalée depuis un certain temps, la crainte d'un rebond (d'autres parleront d'une deuxième vague) de l'épidémie est de plus en plus grande.

Pour rappel, les pouvoirs publics avaient, le mercredi 1er juillet passé, pris les mesures d'allègement suivantes : le réaménagement des heures du couvre-feu (désormais de 20 heures à 5 heures du matin) sur l’ensemble du territoire national, le retour aux horaires habituels de travail dans le secteur public (7 h 30-15 h 30) et dans le secteur privé, la réouverture des frontières aériennes (celles terrestres et maritimes restant fermées), la reprise des vols internationaux, à raison de deux par compagnie et par semaine, l'autorisation à nouveau de la circulation interprovinciale, ainsi que la réouverture des hôtels et restaurants uniquement avec terrasse. À cela, il faut ajouter le retour en classe pour les élèves de terminales, lesquels ont retrouvé leurs enseignants dès ce lundi 20 juillet.

La réouverture de nombreux secteurs de l'économie au Gabon fait obligatoirement penser à ces États qui ont agi dans le même sens et qui ont connu une nouvelle flambée épidémique. Et la question de savoir si un rebond est-il possible chez nous ne cesse de hanter les esprits. En d'autres termes, l'assouplissement des mesures restrictives est-il de nature à induire un relâchement qui pourrait avoir pour conséquence une nouvelle flambée des contaminations au Covid-19 ? Pour le moment, il est encore trop tôt pour l'affirmer. Mais ce n'est pas une préoccupation à écarter d'un revers de la main. Car des éléments permettent de l'envisager.

Le confinement du Grand-Libreville (Libreville, Ntoum, Akanda, Owendo et la Pointe-Denis) avait obligé le gouvernement, dès le dimanche 12 avril, à restreindre la circulation des personnes hors de ces zones. L'objectif était d'éviter au maximum la propagation du virus de la capitale vers l'intérieur du pays. Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. À cette date, le dépistage obligatoire avant de voyager n'avait pas encore été institué. À la place, des autorisations spéciales de circuler interprovinciales ou interurbaines étaient nécessaires pour circuler (beaucoup de personnes dénonceront leur mauvaise gestion, des trafics verront le jour).

La combinaison de ces données va donc avoir des conséquences. Lambaréné signalera son premier cas positif dès le 24 avril (l'employé d'une société pétrolière qui revenait de Libreville). Franceville et Bifoun le feront dès le 6 mai, toujours par des personnes ayant séjourné dans la capitale gabonaise. Aujourd'hui, le chef-lieu du Haut-Ogooué compte 699 cas confirmés.



Serge A. MOUSSADJI



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