Jean Ping, homme politique : Jean Ping, entre diplomatie et politique.

Trente ans de ministères, proche collaborateur d'Omar Bongo Ondimba, diplomate adoubé par la communauté internationale, Jean Ping peut-il perdre de vue l' Histoire ?

 

Le fils d'Ombwé (24 novembre 1942)

Rien n'aurait pu laisser penser semblable trajectoire. Jean Ping, né à Ombwé, est issu d'une fort modeste famille. Son père, est un Chinois originaire de Wenzhou (Sud-Est de la Chine), recruté comme travailleur dans les années 1920 et devenu exploitant forestier. Il ne repartira jamais pour la Chine, mais épousera Anina, petite paysanne nkomi (groupe myénné) qui lui donne ce fils, un 24 novembre 1942. Pour l'histoire, elle est aussi la mère de Pierre-Louis Agondjo Okawé, fondateur du Parti gabonais du progrès) et futur maire de Port Gentil. La famille devait avoir des dispositions politiques. Très vite, Jean Ping va quitter le Fernan Vaz et poursuivre ses études au lycée Léon-Mba de Libreville, puis à Paris, en Sorbonne où il obtient un doctorat d’État en sciences économiques (1975). Trois ans plus tard, Jean Ping décroche son premier poste diplomatique comme conseiller d'ambassade, toujours à Paris.

La carrière ministérielle

Jean Ping entre en politique, le 26 février 1990, avec sa nomination au ministère de l’Information, des Postes et Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement, et porte-parole du gouvernement. Un poste qu'il occupe brièvement. En avril de la même année, Jean Ping passe à la tête des Mines, de l'Energie et des Ressources hydrauliques. Un portefeuille qu'il tient jusqu'en juin 1991, puis à nouveau du 28 août 1992 au 24 mars 1994. Lors de ce remaniement, Jean Ping se voit confier pour la première fois le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Après deux ans passés à la Planification, l’Environnement et le Tourisme (1997-99), Jean Ping retrouve les Affaires étrangères et la Coopération, assorti du fauteuil de la Francophonie, et à ce titre devient ministre d'Etat. Il le reste jusqu’à son élection à la présidence de la commission de l’Union africaine (6 février 2008), poste qu'il occupe jusqu'au 15 octobre 2012.

La carrière internationale

Pendant plus de trente ans, Jean Ping a occupé des postes à l'international. De 1978 à 1984, il est délégué permanent du Gabon à l'Unesco. En 1993, Jean Ping préside l'OPEP, et il est choisi, en 2004, pour être le 59e président de l'Assemblée générale des Nations unies. Durant toute cette période, il a participé à de nombreuses médiations en Afrique centrale: Tchad, Centrafrique, République du Congo. Enfin le 28 avril 2008, les chefs d'Etats africains le choisissent comme président de la Commission de l'Union africaine. Pendant ce mandat, Jean Ping sera notamment chargé de tenter une médiation dans la crise post-électorale en Côte d'Ivoire (novembre 2010). Candidat à un second mandant en 2012, il doit céder la place à Nkosazana Dlamini-Zuma, sa rivale sud-­africaine, finalement victorieuse en juillet.

 

Le retour en politique

Pendant deux ans, Jean Ping se met en retrait des affaires politiques. Avec ses deux fils, il crée un cabinet d'affaires, Ping&Ping Consulting, et intervient sur de grands projets, pour des clients asiatiques et moyen-orientaux . Mais en février 2014, Jean Ping sort de sa retraite. Retour pour le moins fracassant, Jean Ping se positionne désormais dans une opposition déterminée. Les mois qui vont suivre seront marqués par de violentes prises de position. A deux ans de la présidentielle de 2016, Jean Ping rajoute encore quelques lignes à sa biographie.

Distinctions:

Grand officier de l'Étoile équatoriale,

Commandeur du Mérite maritime

Commandeur de l'ordre national du Mérite gabonais.

Grand officier de la Légion d'honneur ( France, 2006)

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